Saint-Sulpice, avant la Révolution, n'avait ni foires, ni marchés;
à cette époque, on créa une foire par mois et un marché
le mercredi.
Ces créations n'eurent sans doute pas de succès, car
une pancarte imprimée de l'an II, portant "Avis aux Citoyens",
annonce que les foires se tiendront les 4 des mois de vendémiaire,
frimaire, pluviôse, germinal, prairial et thermidor et le marché
le quartidi.
En 1823, une délibération porte que les trois
nouvelles foires des 21 mars, 21 juill. et 21 nov., créées
par ordonnance du 22 juill. 1818, ayant très bien pris, on demandera
à l'administration l'autorisation d'en tenir trois autres les 21
janv., 21 mai et 21 sept. En 1831et 1832, le nombre des foires fut porté
à I 2.
Le 8 nov. 1853, les habitants s'étant plaints d'être
encombrés les jours de foire par les forains, on décida de
leur faire payer un droit de plaçage et la place de l'église
leur fut exclusivement assignée. Ce plaçage affermé
81F en 1854, a été adjugé 670 F par an en 1904.
La fête patronale de Saint-Sulpice se célèbre le
17 janv.; elle n'est plus l'occasion d'une assemblée. Il n'en était
pas ainsi sous l'ancien régime, car nous voyons dans le tarif de
Brosses que les jours de Saint-Sulpice et Saint-Biaise, chaque cabaretier
du bourg doit au vicomte 5 s. et un pot de vin.
Deux assemblées se tiennent les premiers dimanches de fév.
et de juill.; elles ont disparu. Il n'en est pas de même du comice
agricole qui a lieu en sept. et qui attire toujours beaucoup de visiteurs.
La première fête de ce genre eut lieu en sept. 1868.