Cet autel, réalisé dans le style gothique flamboyant, ne date que du 19ème siècle. La qualité de sa sculpture et de son
ornementation est, somme toute, assez quelconque pour notre époque de perfection. Son intérêt réside, donc dans l’ensemble
qu’il représente, assez rare en Limousin.

La table de l’autel semble reposer sur les deux statues des extrémités, comme sur deux piliers constituant les bases, les
fondements de la foi : à gauche, l’Écriture- Sainte, sous la forme d’un prêtre présentant une bible ouverte (biblion : livre en
grec) ; à droite, la Tradition (transmission par la parole) sous l’aspect d’un autre prêtre commentant la bible fermée qu’il tient.

Entre ces deux piliers, le devant d’autel présente trois illustrations.
Du côté de l’Écriture- Sainte, à gauche, une scène de la Bible : Jésus, aux puits de Jacob, dit à la Samaritaine, qu’il est la vie.

A droite, du côté de la tradition, le martyre de Saint Blaise (autrefois, patron secondaire de la paroisse) . Par sa mort, il veut
témoigner de la vérité de la parole de Jésus qui lui a été transmise.

Dans les feuillages, au-dessus de ces deux scènes, on retrouve les animaux et l’enfant déjà nommé au sujet de la chaire à,
prêcher, et symbolisant les auteurs des quatre évangiles qui rapportent la vie et l’enseignement de Jésus.

L’illustration centrale représente Jésus apparaissant, au17ème siècle à une religieuse : Sœur Marguerite-Marie. Il lui montre son
cœur, plein d’amour envers tous les hommes. Il n’oublie pas les hommes du temps présent et veut les aider à croire et à aimer.

Au centre, au-dessus de la table de l’autel, les sculptures du tabernacle (petite armoire dans laquelle étaient conservées les
hosties consacrées, destinées à porter la communion aux malades), enseignant qui est Jésus, en faisant appel à des symboles
datant du Moyen Age : un cercle divisé en trois dit qu’il était Dieu dans la trinité…un autre cercle, divisé en quatre, dit qu’il est
homme. Autour de la porte, dix fleurs signifient qu’en lui, le monde entier est résumé.

Sur l’écusson, la tête couronnée d’épines est celle de Jésus, le jour du Vendredi Saint, sur la croix.

Comme il est appelé “parole de Dieu” deux statues en symbolisent la réalité en notre temps : à gauche le moine qui étudie pour
découvrir et comprendre…, à droite, l’évêque qui proclame la parole afin qu’elle puisse être connue de tous.

D’autres symboles existent encore, qui nécessitent une culture biblique plus approfondie. Ceux-ci peuvent, toutefois, être
suffisamment parlants pour permettre aux chrétiens d’apprécier cet autel.