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LE PAULMET.

23 m., 84h.
Le Puymet, 1458. Fief relevant de Tilly, tenu en 1472 par Adam de Ravenel, seigneur de La Rivière, maître d’hôtel de Louis II de la Trémoille, capitaine de Brandois en 1487. Il était fils d’Huguet et de Dauphine Caignon. De Françoise de Poix, il laissa Jean et Adam, tué à Pavie à côté de la Trémoille.

Jean, qui épousa en 1516 Paule de Chazerat, était capitaine de Mareuil et Brandois, pour les la Trémoille. Il obtint, le 11 déc. 1518, des lettres à terrier pour le fief du Puyaumet. Les déclarations reçues à partir du 21 mai 1519 par Mathurin Bardin, notaire, praticien en cour laye, et Bernard Faquier, sergent royal, commissaire de par le roi, forment un petit volume en parchemin qui fait partie du chartrier de Lussac. Il est écrit en gothique avec initiales enluminés et mesure 178mm x 280mm ; il comprend 38 feuillets insérés dans une jolie reliure du temps, avec roses et abeilles sur les plats.

De cette seigneurie relèvent les villages du Paumet, de Charginier, de Rabalière, des Oulmeaux, un beau bois appelé de la Rivière tenant au bois du prieur de Beaulieu, aux bois communaux de Beaulieu, à la forêt de Brosse, aux bois de Bonneuil et Saint-Martin.

Vers ce temps le seigneur est en procès avec certains de ses tenanciers “ qui ont coppé et emmené plusieurs beaux et grands chaignes de ligne et bois à esquarir et d’iceux ont faicts du merrains à pipes et aisses, limandes, lates, paulx*, botz et socz** ” qu’ils avaient vendus.
Il prétendait qu’ils avaient tout au plus dans ce bois un droit d’usage à bois mort. Eux, au contraire, disaient qu’ils pouvaient y prendre le bois nécessaire pour “ bastir et ediffier, faire clis, cloisons et paulx pour fermer leurs domaines ”.

Le 1er mars 1553, de Ravenel céda cette seigneurie à Raoul Vézien, époux de Marie Gratien. A la mort de celui-ci, le Paumet fut attribué à sa fille Perrette, qui avait épousé Pierre de Verdilhac. Ce dernier rend un dénombrement, à Tilly, le 25 mars 1585, pour le fief et seigneurie du Paumet relevant à foi et hommage plein au devoir d’uns gants blancs de la valeur de 12 deniers à chaque mutation. Il possède un four à ban à Saint-Martin et un autre à Bonneuil. Sa succession est partagée le 4 mai 1641 entre ses enfants, dont Paul, maître ès-arts, bachelier en philosophie, licencié ès-lois, qui eut le Paumet ; Paul de Verdilhac étant décédé sans enfant, le Paumet revint à sa sœur Louise ; elle en était dame en 1626.

Le 4 déc. 1650, Jean de Labrousse, seigneur de Tessonière, vend à Jean de Laplasse, seigneur de la Brousse, et à Claude Thibaudin, veuve de Balthazard de Vérines, seigneur de Saint-Martin, le lieu noble du Puyaumet, moyennant 10000 l. Mais le marquis de Lussac, qui possédait Tilly, ayant déclaré, en qualité de seigneur suzerain, qu’il entendait exercer son droit de retrait féodal, en devint propriétaire par cession du 1er août 1657. Attribué par partage du 25 juin 1687 à sa fille Louise Lignaud, mariée à Antoine de La Couture-Renon, le Paumet fut vendu par elle le 23 juil. 1697 au marquis de Lussac. Il appartenait encore à cette famille au moment de la Révolution.

* Pal ou pau, pièce de bois longue et taillée en pointe qu’on fiche en terre pour servir de clôture. (Dict. de Trévoux).
** Bots et socques, sabots.