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Le fief est tenu en 1405 par Marie Chardon. Quelques année après il est possédé par la famille Couraud, originaire du Berry. Le 13 août 1458, Guillaume Couraud, écuyer, seigneur de Saint-Martin-le-Mau, reconnaît tenir à foi et hommage lige du seigneur de Lussac, au devoir d’uns gans blans de la valeur de 15 d. à nuance de seigneur, diverses choses à Saint-Martin, l’étang de la Fortunère entre les bois du Dessens et la Masoire, l’étang de Lénedère, près de la Maisonneuve ; l’Etang Neuf, près du précédent ; la dîme de Saint-Martin, le 12ème  de la dîme de l’Eschange, le tout évalué 28 l. de rente.
Il décéda en 1473 laissant pour fils et principal héritier Louis Couraud, qui rend hommage au seigneur de Lussac le 29 oct 1473. Ce dernier eut Gabriel et Jeanne mariée au seigneur de l’Age-Bernard.
Gabriel Courand, seigneur de Saint-Martin et de Saint-Etienne de Fursac, né en 1480, bailla déclaration à Brosse, le 13 mars 1539, pour son fief noble relevant serment de féauté. De sa femme Anne de Couhé, il laissa Gabriel, qui suit ; Anne, femme de François Auboutet ; Françoise, mariée à Bertrand de Longbost ; Catherine, qui épousa le 17 juin 1544 Jacques de Vérines, seigneur de La Roche-de-Mouhet. (Dict. des fam. du Poitou, V. Couraud).
Gabriel Couraud, seigneur de Saint-Martin-le-Mau, n’eut qu’un fils, Claude Couraud, qui décéda sans postérité, et le fief de Saint-Martin resta indivis entre ses héritiers les Auboutet, Longbost et de Vérines qui prennent en même temps la qualité de seigneur de Saint-Martin. Jean Auboutet, fils de François, rend une déclaration à Lussac en mai 1597 ; son fils Daniel est dit seigneur de Saint-Martin en 1606. Balthazard de Vérines était seul seigneur en 1625 ; de Claude Thibaudin, il laissa Fiacre et Marie, femme de Jean de La Place.
Fiacre de Vérines, seigneur de Saint-Martin, est père de Jacques, gendarme de la garde du roi, inhumé dans l’église de Saint-Martin le 29 août 1716, époux de Marguerite de Nollet. Ils eurent François-Joseph, écuyer, seigneur de Lambertière, et Joseph-Jean, seigneur de Saint-Martin, marié 1° en fév. 1731 à Anne de Bolinard, décédée le 22 nov. suivant ; 2° à Marie-Anne Vételay ; d’où Marie-Marthe, Antoine-Joseph qui suit, Jean-François (26 sept. 1752), ancien chevau-léger de la garde du roi, et Jacques de Vérine, curé du Dorat (1775-1790), mort le 31 mars 1812.

Antoine-Joseph de Vérine, seigneur de Saint-Martin, eut avec le marquis de Lussac de nombreux démêlés au sujet de l’étendue de son fief ; il existe à ce sujet aux archives de la Haute-Vienne de volumineux mémoires, accompagnés de plans, pour démontrer les inexactitudes de ses déclarations. De sa femme, Marguerite Rabillac, il eut Marguerite-Angèle, mariée à François-Silvain de Brimord, qui eut, en son temps, une grande réputation comme jurisconsulte ; son nom est encore proverbial dans le pays ; Fiacre, qui émigra et mourut à l’étranger sans postérité ; Marie-Anne-Agathe, mariée en l’an V à Joseph Dubois-Laborde, et Marie-Marguerite-Ursule, mariée le 1er vent, an V à René Thomas-Châteauneuf ; le 26 fév. 1811 celle-ci vendit le château de Saint-Martin, le moulin situé sur la rive droite et les trois étangs à Philippe Brac, notaire à Lussac.
Antoine-Joseph de Vérines, qui figure sur la liste des électeurs de la noblesse en 1789, n’émigra pas ; il mourut à Saint-Martin en l’an V.