L'Eglise de Saint-Léger-Magnazeix

Historique.
L'église paraît dater du début du XIIIe siècle.
Elle a une nef unique à chevet plat, un clocher sur la première travée, deux autres travées de longueur inégale.

L’intérieur

 La porte occidentale conduit dans une travée carrée dont les murs sont garnis par des arcatures en arc légèrement brisé et par une corniche en quart de rond. Il y a une fenêtre un plein cintre au-dessus de la porte. La voûte en berceau est percée d'un oculus circulaire communiquant avec le clocher. Un arc doubleau, le seul qui subsiste dans l'église, sépare cette travée de la nef proprement dite. Il est à double rouleau et retombe sur des pilastres carrés dont l’imposte est moulurée d'un quart de rond.
La nef, évidemment remaniée, est séparée en deux travées par des colonnes rondes.
Pas de doubleau sur ces colonnes, niais un faux doubleau peint sur la voûte. Celle-ci s'est effondrée:  il n'en reste que le départ, en maçonnerie. Le plafond de bois qui la remplace porte la date 1736.
Une fenêtre, au Midi paraît bien du XIIIe siècle.

Mobilier
 L'autel est sculpté de personnages en ronde bosse, qui figurent des scènes de 1a vie de Saint Léger d'Autun :  son meurtre et le transfert de sa châsse. On distingue un moine, de chaque côté.
Deux statues de bois du XVIIe siècle représentent encore Saint Léger, puis Saint Jean-Baptiste. Ce sont des oeuvres banales.
Plus intéressante est une vieille statue du Christ sur la croix, qui date peut-être du XVe siècle, malheureusement très abîmée. C'est le « Saint de la Peur » , qu'on  vient invoquer en pèlerinage pour les convulsions des enfants.

Mais une autre statue est vraiment remarquable. Elle est en pierre calcaire et paraît dater du début du XVe siècle. C'est un diacre, vêtu de la dalmatique, dont le visage glabre est fortement coloré et dont la tête est largement tonsurée. Il porte un manipule, tient, de la main droite. un livre ouvert et, de la main gauche, un coeur. A ses pieds un donateur est agenouillé, couvert d'une longue robe, avec manches pendantes. Le bas de la pierre présente un écusson qui en renferme lui-même cinq  dont les armes sont à peu près complètement effacées. Cette statue est haute de 87 cm.
Notons encore un bénitier curieux, avec un tore en spirale sur une cuve cylindrique.

L’extérieur
 
La façade Ouest est un bon morceau d’architecture, qui a été classé  monument historique. Elle comprend trois étages. L'étage inférieur présente un portail limousin du XIIIe siècle, à deux voussures avec une frise-chapiteau sculptée de crochets-boules et une archivolte extérieure d'encadrement. Au-dessus de cette archivolte règne une corniche qui porte seize modillons ornés de masques et  de  décors  géométriques. Le second étage est muni de rampants latéraux. Le troisième étage est formé par la souche du beau clocher octogonal qu'on est surpris de trouver dans une simple église de campagne. Cette souche en pierres appareillées, a une de ses faces parallèles au parement des étages inférieurs. 
Elle supporte le clocher, proprement dit, octogonal lui aussi et couvert en bardeaux. Toute cette construction est homogène, y compris les gros contreforts qui l'étayent.

 Une porte du XIIIe siècle a été murée dans l'élévation Sud. Le mur Nord présente les traces d'importantes reprises et une porte y est ouverte qui communique avec l'extérieur