L'église de Saint-Georges-les-Landes


Historique
On ne sait quand fut construite cette église. Son style indique le XIIe siècle. Mais elle a été fortement remaniée pendant la période gothique.
C’est une nef unique composée de trois travées de longueurs inégales. La troisième est terminée par un chevet plat que perce un triplet dont les baies sont de même grandeur.

L’intérieur :
La première travée sert de logement au beffroi du clocher ; elle communique avec l’extérieur par une porte au Nord.
La seconde travée est celle qui est le mieux conservée. Les chapiteaux sont ornés de crochets rudimentaires. Quant à la voûte, elle avait été conçue en berceau brisé, mais elle n’a pas été achevée ou bien elle s’est effondrée. Il ne reste que le départ de la voussure en maçonnerie, sur lequel s’appuie la voûte actuelle en lambris. Le jour est donné dans cette travée par des fenêtres en plein cintre très ébrasées.
Dans la travée du chœur, plus longue que les autres, il n’y a pas de corniche sur les murs, qui ont été refaits. On avait projeté une voûte en ogives, laquelle a même reçu un commencement d’exécution , sous la forme de colonnes qui garnissent les angles du mur du fond ainsi que les angles des dosserets séparatifs de la deuxième travée. Les chapiteaux de ces colonnes présentent des crochets et supportent des amorces de nervures.

Le mobilier :
-  De nombreuses tombes pavent l'intérieur de l’église; sur l'une, la croix ajourée et fleuronnée est accompagnée de 4 écussons polis par le frottement des pieds ;
-  Un retable du XVIIe siècle.
-  Une belle statue de Saint Georges en bois, qui paraît aussi du XVIIe siècle. Le saint tient de la main droite une lance qu’il enfonce dans la gueule d’un dragon ; il porte un casque à plumes, une cuirasse, sorte de broigne moulant ses formes, une jupe courte. Ses jambes sortent de brodequins dorés.
-  Deux fers à hosties ; Les personnages longs, étirés étroits qui figurent sur l'un d'eux accusent la fin du XIIIe siècle. Il est classé parmi les monuments historiques. L'autre un peu plus récent, présente la Crucifixion dans une rosace à 10 lobes traversée par le mot ihssus ; le soleil et la lune accostent la partie haute de la Croix. Au revers, l'oméga surmonté d'une croix de Malte pattée et au-dessous IHC en gothique.
-  Un porte-missel en bois, portant  « Par F. Perot, 1761 » ;
-  Deux reliquaires en forme de monstrance (VIIIe siècle), l'un de saint Georges, l'autre de saint Eutrope.

Mais la pièce  intéressante du mobilier est un reliquaire du XIIIe siècle
 

L’extérieur

On  remarque  tout d’abord, à l'extérieur, une  très belle pierre tombale (longueur 1,78m, largeur à la tête, 6o cm  aux pieds, 44 cm, épaisseur 30cm)
La pierre est en granit de forme trapézoïdale. Le dessus est sculpté d'une torsade qui fait le tour du trapèze et d'une longue croix entre les bras de 1aquelle rayonnent des tiges fleurdelisées et dont le pied s'appuie sur une sorte de croissant. Une épée à lame triangulaire, à pommeau rond est figurée à gauche de cette croix.
La forme de l’épée, les fleurons de la croix indiquent le XIIIe siècle, mais nous ne savons de quel chevalier cette pierre aurait marqué la sépulture.

Le portail qui s’ouvre au Nord sur la première travée est du type limousin gothique.
Au-dessus de l'arcade qui loge ce portail il y a une rangée de modillons..

Dans cette élévation Nord, les fenêtres sont en arc brisé ; à la naissance du toit court une tablette plate qui repose sur des modillons sculptés de motifs végétaux.
Pas de modillons à l'élévation Sud, mais deux fenêtres en arc brisé.
Le chevet est étayé par deux contreforts, dont l'un d'équerre et l'autre d'angle. Les arcs des baies sont légèrement brisés.
En fait de clocher, il n'y a qu’un mauvais clocheton en bois établi sur la première travée, avec deux cloches.
Il semble qu’on a supprimé des contreforts, sans doute lorsqu'on a renoncé à lancer des voûtes en pierres.