L'Eglise des Grands Chézeaux
Historique
L’église a dû être construite au XIIe
siècle pour desservir l’agglomération qui portait alors le
nom de Cazalibus. Il y eut plus tard une chapelle dédiée
à Saint Eutrope qui desservait l’autre partie du bourg. Dédiée
à saint Pierre-es-liens, l’église dépendait du prévôt
du St Benoît du Sault. Elle fut réparée et modifiée
au XVe siècle. On lui adjoignit un clocher à une
époque que nous ignorons.
La nef unique a trois travées. Elle est précédée
d’un clocher carré et elle est terminée par un chevet plat
. Les voûtes d’ogives sont du XVe siècle.
L’intérieur.
Une porte en plein cintre donne accès au porche rectangulaire que
surmonte le clocher. Ce porche communique avec la nef par l’ancienne porte
romane qui a été masquée, ainsi que des modillons.
Cette porte est également en plein cintre.
La première travée possède encore ses murs du
XIIe siècIe que garnissent des arcades brisées
retombant sur des pilastres avec une grosse corniche en quart de rond à
hauteur de l’imposte. Les ogives de la voûte ont comme profil un
cavet simple de même que les formerets.
A la clef de voûte, on distingue un écusson qui porte d'or
au chevron de sable. On ignore de qui sont ces armes. Il y a une
petite porte, sans caractère, au Sud et le jour est donné,
de chaque côté, par une fenêtre en plein cintre.
Dans la seconde travée, les fenêtres désaxées,
en plein cintre, sont plus basses que celles de la première travée.
Les ogives retombent à l’'Est sur des piliers prismatiques. La clef
de voûte porte d'or à une bande de gueules. Ce sont les armes
des Bridiers. Une Marguerite de Bridiers avait épousé en
1494 un seigneur de .Jançay qui possédait une chapelle dans
l'église. Le style de la voûte concorde bien avec cette date.
On monte dans la troisième travée, qui sert
de sanctuaire, par un escalier de trois marches. Le style est le même.
A la clef de voûte, une rosace fleuronnée de six branches
indique la période flamboyante. Toutes les nervures sont peintes
de couleurs vives: ocre, rouge, vert foncé, avec dessins géométriques.
C'est une décoration ancienne, qu'on a ravivée
au XIXe siècle.
Le mobilier.
Il se compose d'une vieille Piéta en bois, d'un saint Eutrope
en bois également, statues du XVIIe siècle et
d'un tableau représentant Saint Pierre-ès-Liens.
L’extérieur
Le clocher accolé à la nef est bizarrement étayé
par des contreforts d'angle et d'équerre. La porte qui y est pratiquée
est en plein cintre, banale. On y voit sur 1es murs des traces de litre.
Le toit est en pavillon.
La porte principale de l’église est du côté Sud,
dans la première travée. C'est une porte du XVe siècle
qui présente de minces colonnettes soutenant un arc en accolade
qui encadre un trèfle. Les trois fenêtres de cette élévation
Sud sont faiblement ébrasées. Seule, celle du milieu paraît
ancienne. Les contreforts sont tous différents, indiquant des réfections
successives. A la deuxième travée subsistent les traces d'une
litre. On aperçoit la soudure du clocher et des murs du l’église
romane. Il est probable qu’il y avait autrefois un clocher-mur au départ
de la première travée.
L’élévation Nord présente à peu près
les mêmes contreforts que l'élévation Sud. Tout le
long du mur on distingue une litre.
le clocher est étayé par deux contreforts d'équerre.