Les anciens registres d’état civil des Chézeaux, qui remontent à 1648, nous renseignent sur les familles importantes du bourg, qui étaient assez nombreuses.
Les Delaforest :
- Mathurin, précepteur des écoles en 1521 ;
- André, receveur des Chézeaux en 1585†1673 ;
- Jean, notaire,
- et Mathurin, son frère, aussi notaire, qui eut, de Sébastienne
Petitpied, André (André étant conseiller du roi et
lieutenant particulier à Montmorillon, , sa descendance se fixa
dans cette ville, Jean, seigneur de Montabeux, marié le 8 février
1655 à Catherine des Collars.)
Les Delafont :
- Jean, notaire en 1545 ;
- Claude, greffier et notaire, seigneur de Lorpingon (1625 † 1682)
;
- Pierre, seigneur de Saint-Georges, tué le 3 oct. 1661.
On prétend que Petitpied, avocat fameux au parlement de Paris au XVIIe siècle, était originaire de ce bourg (note de M. Bellet) ; nous y trouvons, en effet, une famille de ce nom André Petitpied (1581 †1651) ; Charles, seigneur de La Valette, avocat en parlement (1627 † 1667), puis maître de poste des Chézeaux, il eut Louis, seigneur de La Valette, † 1700, qui fut père de René, tous maîtres de poste.
Les Trébilhon étaient fort nombreux
- Léonard, seigneur des Roches, notaire (1623-1681) ;
- René, seigneur des Coutures, huissier, eut Marie, mariée
le 31 juil. 1703 à Pierre Martin de La Goutte-Bernard, et Claude,
seigneur des Coutures, capitaine de gabelles, puis notaire.
Les Marchat, Demarteville, chirurgiens ; les Depuivinaud, Thomas, notaires.
Toutes ces familles étaient autochtones ; d’autres se fixèrent
aux Chézeaux ; tels les Duhail de Lalye (1719 † an VII),
qui vinrent y acheter des bois pour les forges des environs ; les Bigot
de La Cansé et de Changast amenés en 1711 par des charges
de gabelle ; les Aufort, originaires de La Mardelle, qui ont occupé
pendant plus de 70 ans la mairie des Chézeaux et qui ont joué
un rôle important dans la vie politique du canton. Le premier, Mathias
(1736 † 1805), fils de Georges (1701 † 1773), y acheta une charge d’huissier
royal. Son fils, Georges, licencié ès-lois, fut le premier
maire des Chézeaux et devint administrateur du district, puis notaire.
Celui-ci laissa, entre autres :
1° Victor (1795 † 1862), docteur en médecine, père
de M. Jules Aufort, ancien président de la chambre des notaires
et maire des Chézeaux, d’où Georges, licencié en droit,
et Marc, ingénieur agronome ;
2° Pompée, notaire à Saint-Sulpice, père de
M. Ferdinand Aufort, notaire, maire et conseiller général
de Saint-Sulpice, qui a laissé M. Albert Aufort, ingénieur
E.C.P. et Mad. Colleville.