Le bourg est divisé en deux parties :
- l’une connue sous le nom de Rues-d’en-bas, la plus petite, paraît
la plus ancienne ; elle fait suite à l’église romane ;
- l’autre, qui est actuellement la principale agglomération,
a dû se former au XVe siècle, près de la chapelle Saint-Eutrope
autour d’une large place plantée d’arbres et ornée d’un calvaire
ombragé d’ormeaux séculaires, faisant face à une construction
Louis XIII agrémentée de deux tourelles en culs-de-lampe
et de lucarnes surmontées de boules, se développent les plus
importantes maisons du bourg.
On voyait autrefois aux Chézeaux, de vieux logis munis de tours
;
- un, appelé La Grand-Maison, a appartenu aux Goudon, Valleau,
Duhail de la Lye, puis a été vendu par ces derniers, en l’an
IX, à la famille Aufort ; sur la face opposée aux tourelles
se trouve une grosse tour carrée, sorte de donjon avec coulis, sur
la porte duquel on lit la date 1614.
- Un autre vieux logis, appelé La Pomme, existe encore ; la
première maison du bourg en arrivant de Saint-Sulpice. Il est remarquable
par son toit aigu et ses fenêtres placées en pan coupé
; sur une de celles-ci, on lit la date 156Z, Z remplaçant un 2 plus
difficile à graver sur le granit. En 1692-1702, il est possédé
par Pierre Goudon, seigneur de 1’Héraudière, prévôt
provincial des sénéchaussées de Mont et Basse-Marche.
Tout à côté se trouvait la maison noble de La Chaume-Battestaud,
qui appartenait dès 1513 aux Martin de La Goutte-Bernard ; d’elle
dépendait une dîme qui se levait sur Virevalais.
C’est dans l’une de ces deux maisons qu’était installé
le relais de poste transporté à Boismandé vers 1742.
Citons encore parmi les anciennes maisons :
Le logis du Boischardon, dont quelques parties subsistent encore; Robert
Collin est seigneur du Boischardon en 1659-1670 ;
La maison de la Corne de Cerf, baillée à rente le 19
août 1523 par le seigneur de Jançay au notaire Jean Thomas
; elle joignait au chemin de la chapelle Saint-Eutrope à l’église
et au cimetière de cette chapelle.
La maison de Cliampgas, possédée au XVIIIe siècle
par les Bigot, existe encore.
Le bourg des Chézeaux avait en 1905, 255 h., dont 11 débitants
et marchands de vin, soit 1 pour 23 h. Le recensement de 1841 lui donnait
220 h. ; celui de 1790, 187 h.