Dompierre : l'Eglise

La cure de Dompierre était à la nomination de l’aquilaire du chapitre du Dorat. Il est possible que les templiers puis les chevaliers de Malte aient été les prédécesseurs du chapitre en question car ils avaient un établissement à Dompierre. Le cardinal, Hugues Roger, le fondateur du chapitre de St Germain Les Belles, fonda une vicairie dans l’église de Dompierre. Mais l’élise de cette époque a disparu. Le monument actuel paraît dater du XVIème S.

Le plan consiste en une nef unique sur laquelle ouvrent 2 chapelles voûté&es d’un berceau plein cintre faisant faus-transept. Il y a 2 portes du côté sud, une seule au Nord, 4 fenêtres au sud et une seule au nord. La voûte de la nef faite d’un lambris en cintre extrêmement surbaissé. Le mur occidental est occupé par une tribune en bois.

L’église paroissiale du 16 ème siècle possède un très beau clocher classé couvert de bardeaux (planchettes minces mises en couverture comme des tuiles) de châtaigniers ; couverture typique de nombreux clochers de la région.

A l’extérieur, au chevet est de l’édifice, dans un angle de mur, une stèle portant une inscription gallo-romaine témoigne de la sépulture du romain « Denan Saturninus ».

A l’intérieur, nous pouvons voir : une toile peinte « La remise des clefs à St Pierre » du 18éme siècle, « Visage à l’enfant », le Christ, Saint Pierre et Saint Martin, statues en bois.

La porte qui s’ouvre sur l’élévation sud est en plain cintre. Ses moulures indiquent le XVI ème ou l’extrême fin du Xème : tore et gorge continus courant sur les jambages et l’arc qui les suit, archivolte extérieure retombant sur de petits culots polyédriques.

Le portillon qui donne accès à la chapelle méridionale est rectangulaire avec baguettes se coupant à angle droit et linteau amorti par un arc en accolade dan le style de la fin du XVème. A noter une vieille croix en granit qu se dresse devant l’élévation Sud de l’église. Elle date probablement du XVIIème, avec ses volutes qui garnissent les 4 angles tracés par l’intersection de fût et des deux bras.

La cloche de l’église de Dompierre porte cette inscription : « + Jésus, Marie, Joseph-Je suis ici par les soins de messire Jean Thoverat, qui m’a baptisé au nom de Sainte Barbe. Plaise à Dieu, j’aie la permission de délivrer la paroisse des tempêtes et des foudres : Sancta Barbara ora pro nobis-Mon parrain a été haut et puissant seigneur comte de Fénelon de Fontaine, seigneur de St Aore et baron de la Marche, marquis de Magnac, baron d’Arnac et du Spulier-Ma marraine haute et puissante dame de Nieul le Viron, veuve de haut et puissant seigneur Messire Francois Poute, chevalier et seigneur de Dompierre, de St Sornin et des Forges-Innocent XII, Louis XIV, 1698-N. Aubry m’a faite ».

 

Les registres paroissiaux signalent la sépulture dans l’église de Marie-Antoine-Théobald Marcoux, le 17 Novembre 1788, il était mort au château de Dompierre.

On y trouve le 1 er Juillet 1781, la sépulture, dans le cimetière, de « essire Léopold Giraud, chanoine de Limoges et vicaire général du diocèse, âgé de 48 ans, qui était natif de Dompierre. Jacques Guillot, qui était resté à Dompierre jusqu’au 31 Mars 1791, a noté dans les registres paroissiaux les évènements politiques et autres dont il a été témoin.