Les habitants de Cromac, réunis en assemblée générale le 21 octobre 1770, nomment un marguillier et sacristain qui devra balayer et nettoyer l'église, sonner les cloches, passer le pain bénit et suivre le curé ; les métayers lui donneront 1 b. de seigle ; ceux qui labourent à 2 vaches ou 2 boeufs, demi-boisseau ; les particuliers payeront ce qu'ils ont coutume.
Les registres de Cromac, peu riches en renseignements, nous indiquent : 3o mai 1716 : bénédiction des figures de saint Sylvain, patron de l'église, et de sainte Radegonde.
A une certaine époque, un mur avait été construit pour séparer le rez-de-chaussée de l'église qui forme une petite chapelle, du reste de l'église. Ce mur a été démoli en 1900, lors d’importantes réparations. Celles-ci ont fait disparaître deux écussons qui étaient peints sur les murs de cette chapelle ; l’un était d’or à une bande componée d’or et de... qui appartenait aux de Montbel l’autre portait de gueules à la croix d’argent chargée en abîme de... Ils indiquent que cette chapelle appartenait aux seigneurs de Lascroux.
Dans un coin de l’église, on voyait un vieil autel en bois sculpté, orné de quatre statues, dont un saint Laurent appuyé sur son gril, et de deux écussons timbrés d’une couronne de comte : sur l’un figurait un sautoir accompagné d’un croissant en pointe, armes des Laurent de Fontbuffaud ; l’autre portait une face accompagnée de 2 étoiles en chef et d’un croissant en pointe.
L’église de Cromac était sous le patronage de saint Silvain
d’Ahun et à la nomination du prieur-curé de Beaulieu. L’aveu
de Brosse de 1555 revendique la présentation et dit qu’elle vaut
40 1. de rente.
Le curé, ayant abandonné ce qui lui appartenait de dîmes
aux Augustins de Montmorillon, par acte du 4 juillet 1686, était
à portion congrue.
Le 17 août 1663, le curé déclare devant notaire
qu’ayant voulu faire dîmer un champ en novaille, par un de ses neveux,
sous-diacre, trois des enfants de Gaspard du Rieux, seigneur de Fontbuffeaux,
assistés de sept ou huit personnes, armés de bâtons
ferrés, épées et autres armes, lui auraient ôté
la gerbe qu’il avait prise, “ en jurant et blasphémant le nom de
Dieu qu’il ne léveroit pas la dîme ni qu’il n’emporteroit
aucune gerbe que s’il ne se retiroit, ils lui couperoient les oreilles
”.
Le 26 mai 1644, ce curé fait procéder à l’inventaire
des linges de l’église assez peu nombreux. La cire du patron de
l’église a été vendue l’année précédente
pour acheter un calice et autres ornements. On voit par cet acte qu’il
existait dans cette église une confrérie du Saint-Sacrement.