L’ église d’Arnac, dont la flèche se voit de fort loin,
est un monument du XIIe siècle, remanié aux XIIIe et XIVe
siècles. Elle a
la forme d’un rectangle avec chevet droit et est orientée selon
les rites ; les murs Nord et Sud sont soutenus par de puissants
contreforts diminués vers leur milieu par un retrait et moins
élevés que le toit; d’autres contreforts buttent le chevet
et le clocher.
Description complète
L'intérieur
L'extérieur
Le reliquaire
Les cloches
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Nous ne savons rien des origines de l’église d'Arnac. Le lieu était évidemment ancien, puisque c'est dans les substructions de l'église même qu'on a trouvé vers 1861 l'autel gallo-romain, cippe à quatre faces mesurant 1,10 mètre de haut qui a été transporté au musée de Cluny. La construction actuelle paraît dater du XIIIe siècle pour une moitié environ et pour l'autre moitié de la fin du XVe siècle: Nous croyons que c'est à ce moment qu'on mit l'église en état de défense et qu'on en munit les deux côtés des échauguettes cylin-driques, crénelées et percées d'archères, qui subsistent encore. Il pourrait même se faire que cet appareil militaire, de même que la construction de la porte fortifiée ouvrant sur une enceinte de murailles qui ceinturait l'église fussent du XVIe siècle. On sait qu'en 1544 une bande d’aventuriers qui ravageaient tout le pays vinrent occuper le bourg. C'est sans doute après leur départ que les habitants, terrorisés, décidèrent un peu tard de se défendre contre un retour de pareilles vexations. Il y eut un grand incendie à Arnac, en 1615. |

Le clocher renferme actuellement trois cloches :
mais au moment de la Révolution, on en comptait cinq.
L'installation d’une horloge dans le clocher date au moins de 1770 ; le 1er fév. de cette année le syndic paye à Jean Baige, charpentier, 63 1. 10s.. pour réparations au clocher « et avoir fait une espèce d'armoire aux reloges qui sont dedans le clocher ».
Le porche est séparé en deux compartiments longitudinaux par un fort pilier sur lequel retombent des doubleaux.Le mobilier
Outre le reliquaire, on peut noter dans le sanctuaire un tableau représentant
la Vierge couronnée et portant l'Enfant divin qu'entourent des médaillons.
Cette toile, apparemment du XVIIe siècle glorifie Notre-Dame-du-Rosaire.
Le mobilier de l'église n'était pas très riche
: un inventaire dressé le 17 août 1758 mentionne :
- deux calices, l'un de vermeil, l'autre d'argent, avec leurs patennes,
- deux mauvaises palles,
- deux Port-Dieu assez en état,
- une boîte de Saintes huiles en étain commun
- et un encensoir sans navette.L’extérieur
| Une très intéressante tour de défense est installée
en échauguette sur un fort contrefort qui sépare les travées
du XIIIe siècle de celles du XVe. La
souche de la tourelle est moulurée de deux gros boudins surmontés
chacun d'une gorge et d'un listel . Deux fenêtres de guet et deux
archères cruciformes sont pratiquées dans les murs
de l'échauguette.
Un contrefort à talus, contemporain de celui qui porte la tourelle, sépare les deux travées du XVe siècle. Le toit s'élève au-dessus de frustes modillons. |
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Le chevet plat est étayé par des contreforts à
plusieurs talus, très massifs et perpendiculaires aux parements.
L’élévation Nord présente les mêmes éléments
que l'élévation Sud : échauguette absolument identique,
et placée de la même façon ; trois contreforts
anciens du XIIIe siècle et trois, plus récents,
du XVe siècle. Il y a des corbeaux dans les murailles
de la deuxième et de la troisième travées et dans
cette dernière travée une curieuse niche circulaire de destination
inconnue.
Le clocher est assez étrange. Il est franchement désaxé
vers le Sud. C'est une masse rectangulaire de quatre étages faiblement
en retrait l'un sur l'autre. Du côté Nord, cette masse se
raccorde au toit par un rampant que consolide un fort contrefort.
Le dernier étage est percé sur chaque face par une baie
limousine faiblement brisée, dont les chapiteaux à crochets
indiquent le XIIIe siècle.
Une petite tourelle qui lui est accolée accède aux combles,
tourelle éclairée par des ouvertures en forme de meurtrières.